Mon amie Amber est décédée du cancer à la fin du mois de septembre.
Dans un premier temps je n’ai pas compris pourquoi est-ce que son décés m’affectait autant. Nous partageons la croyance en un monde et une vie plus vaste que ce que nous percevons et donc que la mort est un passage, pas une fin.
Nous avons partagé quelques mois de co-location il y a presque 30 ans, pas de quoi écrire un roman. Alors pourquoi est-ce que j’ai été bouleversée par son départ?
Et bien parce qu’Amber avait un sourire trop grand pour son visage, je vous promets que son sourire débordait de ses joues. Parce qu’elle a eu une vie, certe trop courte à mon goût et cependant bien remplie des plus belles choses : des études, des voyages, une famille.
Une personne très consciente de ses privilèges et par conséquent quelqu’un qui ne jugeait pas.
J’ai compris que ce que je pleurais c’était tous les moments que j’aurais voulu passer avec elle mais pas seulement avec elle, avec tellement de personnes qui me manquent parce qu’elles sont décédées ou bien simplement que le moment est passé et qu’elle ne sont plus les personnes qu’elles ont été au moment où elles ont eu un impacte sur moi. Je crois que j’ai pris conscience du temps que j’ai perdu à vouloir faire durer des choses qui n’étaient pas destinées à être éternelles.
En fait je crois que son décès m’a fait prendre conscience de mon enlisement dans une vie de mirages.