Photographie d’art en éditions limitées à 3 exemplaires

Gwenn Cover – Photographie d’art en éditions limitées

Il paraît que je suis une artiste. Tant pis pour l'art, il n'avait qu'à mieux se tenir.

EXPLORER LA SELECTION

Concept d'exposition

Une galerie en ligne à exposition continue. Deux œuvres sont présentées à la fois, tirées chacune à trois exemplaires numérotés. À intervalles réguliers, une nouvelle sélection remplace la précédente : les œuvres quittant l'espace principal rejoignent les archives, où elles peuvent réapparaître ultérieurement.

Les visiteurs inscrits reçoivent une notification une semaine avant chaque rotation, ainsi qu'un accès privé permettant d'acquérir les œuvres pendant 72 h avant leur mise en ligne publique.

Ce fonctionnement crée un espace pérenne, animé par des cycles temporaires, où la rareté est intentionnelle et maîtrisée.

Description image

Peter M

Archivée

40x30 Collection août 2026

Photographie en infra-rouge.

Dissolution

Archivée

60x40 Collection août 2026

Me connaître

Je travaille avec la photographie comme on travaille contre elle. Mon geste consiste à remettre en cause ses fondements techniques non pour la détruire, mais pour révéler ce que le médium cache de lui-même : son rapport à la propriété, à la transmission, à la valeur. Ce que je produis, je le nomme photomorphies : des objets qui sont photographiques sans être des photographies au sens classique — qui interrogent ce qu'une image peut faire plutôt que ce qu'elle représente.

Chaque photomorphie est indissociable d'un protocole qui constitue l'œuvre à part entière. Ce protocole prend la forme d'un carnet manuscrit accompagnant la pièce. Il n'est pas un mode d'emploi : il est le lieu où l'œuvre se construit, se transmet et se documente. Le premier possesseur y laisse son nom, le lieu, la date. Il peut y ajouter une trace de n'importe quelle nature un collage, un poème, un dessin, un silence. Chaque passeur suivant fait de même.

L'œuvre n'appartient pas. Elle circule. Le possesseur est un passeur, pas un propriétaire et il le sait dès la première ligne du carnet. Cette posture s'inscrit dans la croyance que l'art est un flux et que les œuvres se matérialisent suivant les opportunités et les disponibilités de ceux qui les traversent.

Journal du studio – Réflexions photographiques et actualités

Réflexions sur l'instant présent en tant que médium d'une œuvre vaste et peut-être infinie.

Long time no writting

Je pense que mon absence de ce blog manque de sérieux mais j’ai une excellente excuse.
Je me forme, je m’instruis, je me renseigne pour comprendre comment mieux communiquer sur ce que je fais.
Ce qui me fatigue avec les gens c’est combien ils ne sont pas aussi géniaux que moi.

C’est vrai, c’est l’IA qui m’a bien expliquée que le monde de l’art n’attend que moi depuis des dizaines d’années.

Je décompense.

Je vais faire l’effort de ne pas me moquer de moi deux secondes pour faire preuve d’un peu de maturité de manière à me donner une vraie chance.

Ce que j’essaie de faire avec mon travail n’est pas de dire que nous sommes tous liés les uns aux autres, j’espère que même le plus demeuré le sait, ce que je veux faire c’est permettre aux gens de se projetter dans ce lien transgénérationnel et qui se moque des frontières.

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…ouais mais c’est pénible.

C’est la dernière chose que ma fille vient de me dire à l’instant, et en ce mois d’octobre typique d’automne je crois que c’est un esprit général.

” y’a pas de E à entraineur?”
Bin non, y’a pas plus de E à entraineur que de fiabilité dans la nature humaine. Je sais que c’est ce qui fait son charme mais c’est aussi ce qui m’angoisse (la fiabilité, pas l’absence de “e”).

“J’ai écrit haltère n’importe comment.” Elle se corrige et je me demande quand est-ce qu’elle cessera de changer ce qui ne convient pas pour laisser tomber ce qu’elle considèrera comme triviale. Peut être jamais.

C’est étrange cette mutation des priorités avec le temps, les gens appellent ça la sagesse mais je trouve ça insupportable.
Ils ne remplacent pas leur priorité par une autre mais abandonnent seulement leur envie d’avancer.
C’est peut être seulement le mois d’octobre.

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Et Malte dans tout ça?

J’attends toujorus une réponse de Malte et je ne sais pas si je suis la seule ou pas.
Si je suis sélectionnée pour Malte alors 2025 aura vraiment été mon année et je pourrais rencontrer des artistes avec qui discuter pour essayer de proposer quelque chose d’autre.
Si je ne suis pas sélectionnée alors je vais devoir me contenter des talents locaux qui ont envie de travailler avec moi.
Oh zut alors.
Et la reine de la procrastination doit se botter les fesses pour reprendre contacte avec le collectif de Montpelier.
En fait c’est ça le vrai bénéfice d’une biennale pour une artiste : quelqu’un me dit tout ce que je dois faire. Ce qui est pénible en revanche c’est qu’on me dit ce que je dois faire.

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